• Col du Petit-Saint-Bernard

Col du Petit-Saint-Bernard

Localités: La Thuile

Le Col du Petit-Saint-Bernard est un passage alpin à 2188 mètres d’altitude qui relie le vallon de La Thuile, au Val d’Aoste, et la Haute-Tarantaise en France. Le col a été fréquenté dès l’antiquité, comme l’attestent les nombreux vestiges archéologiques et historiques que l’on y trouve.

Infos techniques

Parcours

Entre nature, histoire et panoramas alpins

Au col du Petit-Saint-Bernard, chaque visite devient une expérience à vivre à son rythme : à pied, en suivant des sentiers chargés d’histoire, en VTT, à travers des pâturages d’altitude, à moto, sur une route aux courbes panoramiques, ou en voiture, le long de la route reliant l’Italie et la France pendant la période d’ouverture du col.
Ici, la montagne s’ouvre sur de vastes espaces lumineux : prairies alpines, petits lacs et horizons sans limites accompagnent le parcours, tandis que le silence et la lumière d’altitude rendent chaque pause partie intégrante de l’expérience. Un lieu qui invite à ralentir et à observer, en se laissant guider par les traces de l’histoire.
Situé à quelques minutes du col, le long de la route qui monte depuis La Thuile, le lac Verney est l’un des sites les plus pittoresques de la région, avec ses eaux cristallines reflétant les montagnes environnantes.
Sur le versant français, le jardin botanique alpin Chanousia abrite plus de 10 000 mètres carrés de biodiversité, avec des espèces alpines provenant des quatre coins du monde.


Sur les traces des Romains

Au-delà des bâtiments de l’ancienne douane italienne, les premières traces de la présence romaine, l’ancienne Alpis Graia, apparaissent dans les prairies. Les vestiges de la mansio orientale racontent un lieu de passage et de halte, où voyageurs et soldats trouvaient refuge le long de la voie romaine des Gaules.
En parcourant les structures, on imagine l’organisation des lieux : les pièces disposées autour d’une cour centrale, le portique, la vie quotidienne d’il y a deux mille ans.
À proximité, le fanum gallo-romain, petit temple probablement dédié à une divinité celtique, témoigne de la rencontre entre cultures dans un territoire ouvert aux échanges.


Un mystère à découvrir : le cromlech

À quelques pas, presque inattendu, se trouve le cromlech, un cercle de 46 pierres marquant la frontière entre l’Italie et la France.
C’est l’un des témoignages les plus anciens du col, lié à des époques préromaines encore entourées de mystère.
Si le ciel est dégagé, le solstice d’été offre ici un moment particulièrement suggestif : au coucher du soleil, l’ombre qui descend de la selle de Lancebranlette pénètre lentement dans le cercle, créant des formes fascinantes.


Entre cultes anciens et spiritualité alpine

Plus loin, un autre édifice d’époque romaine révèle la dimension spirituelle du site. Entre vestiges et offrandes dédiées à Jupiter, le col apparaît comme un lieu de culte.
On y a découvert un buste en argent de Jupiter Dolichène et des plaques votives, aujourd’hui conservés au Musée Archéologique d’Aoste.
La Colonne de Joux, probablement érigée par les Celtes et consacrée à Jupiter par les Romains, témoigne de la continuité des cultes qui ont marqué le col au fil des siècles ; elle est aujourd’hui surmontée de la statue de saint Bernard, symbole du passage de la tradition païenne à la spiritualité chrétienne.


L’Hospice : une tradition d’accueil

Au cœur du col se trouve l’Hospice fondé par Saint Bernard au XIe siècle, qui a longtemps accueilli voyageurs et pèlerins.
Aujourd’hui, aux côtés de l’Office international de tourisme, le musée raconte l’histoire du col, de la Valdigne et de la Savoie.
Le dernier étage abrite la tour météorologique ainsi qu’un espace muséographique en français consacré au climat, aux vents, à la neige et aux glaciers. Depuis la terrasse panoramique, on profite d’une magnifique vue sur la Tarentaise et la Vallée d’Aoste.


Un paysage façonné par le temps

Le col du Petit-Saint-Bernard est un véritable musée à ciel ouvert, où chaque époque a laissé son empreinte.
Les vestiges de l’époque moderne comprennent des fortifications savoyardes datant de 1630, tandis que les traces contemporaines incluent le jardin botanique Chanousia, les bunkers et obstacles antichars de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que les anciennes douanes et postes de contrôle frontaliers utilisés avant l’accord de Schengen.
C’est surtout l’ensemble qui rend l’expérience unique : la continuité entre nature et histoire, entre paysages ouverts et traces humaines. Un lieu à découvrir lentement, en laissant chaque élément se révéler au fil du parcours.

Voir aussi

Remarque - Ces informations ne sont pas directement liées au parcours du Cammino Balteo mais elles contribuent à l'offre touristique globale de la Vallée d'Aoste.